Toulouse : Ce sexagénaire roulait depuis 8 ans sans permis, il est arrêté à bord d’une voiture volée
À Montauban, un sexagénaire de 68 ans est interpellé lors d’un banal contrôle routier, alors qu’il roulait sans permis depuis huit ans. Les policiers mettent aussitôt au jour d’autres infractions qui le conduiront devant la justice en CRPC.
Sur les coups de midi, un simple contrôle routier peut basculer très vite. Jeudi 17 septembre 2026, à Montauban, un équipage de la police municipale arrête un automobiliste comme des dizaines d’autres chaque semaine sur les axes de la préfecture du Tarn-et-Garonne, selon La Dépêche.
Les fonctionnaires procèdent alors aux vérifications d’usage : papiers du conducteur, documents du véhicule, contrôle visuel. Rien d’extraordinaire en apparence, jusqu’au moment où les policiers mettent la main sur plusieurs irrégularités qui vont faire grimper d’un cran la gravité de la situation.
À Montauban, un sexagénaire au volant avec un permis invalidé depuis 2018
Au poste, les premières confirmations tombent. L’automobiliste interpellé est un sexagénaire de 68 ans, qui circule alors que son permis de conduire est invalidé depuis 2018, après la perte de tous ses points. En clair, il n’avait plus le droit de prendre le volant depuis huit ans au moment du contrôle, ce qui revient juridiquement à une conduite sans permis.
En France, quand le solde de points tombe à zéro, le permis est invalidé et le conducteur doit le restituer à l’administration. La conduite malgré cette invalidation constitue un délit prévu par le Code de la route, passible d’une amende, d’une peine de prison et de sanctions complémentaires comme une interdiction de conduire ou la confiscation du véhicule. Dans ce dossier, les policiers municipaux relèvent par ailleurs que la voiture qu’il pilote présente elle aussi une infraction claire : le contrôle technique est périmé, ce qui entraîne son placement immédiat en fourrière, avant une restitution ultérieure une fois le contrôle technique remis à jour par le propriétaire du véhicule.
Récidive, garde à vue et comparution en CRPC pour conduite sans permis
Le conducteur est conduit au commissariat et remis aux policiers nationaux. Placé en garde à vue, il reconnaît les faits lors de ses auditions. Les enquêteurs découvrent alors qu’il ne s’agit pas d’un premier faux pas : le sexagénaire a déjà été condamné en 2024 pour des faits similaires. Cette nouvelle affaire s’inscrit donc dans un cadre de récidive légale, un élément qui peut peser lourd dans l’appréciation des peines pour un délit de conduite sans permis.
Le parquet a choisi de le renvoyer devant la justice dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), programmée le 2 décembre 2026. Cette procédure, souvent présentée comme un « plaider-coupable » à la française, s’applique quand le prévenu admet les faits qui lui sont reprochés : le procureur propose une peine, que le mis en cause peut accepter ou refuser, avant une éventuelle homologation par un juge. Une affaire qui montre, une fois encore, qu’un contrôle routier qualifié au départ de banal peut faire ressortir, en quelques minutes, plusieurs infractions lourdes pour le conducteur comme pour le véhicule.

