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𝐓𝐨𝐮𝐭 𝐬𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 sur l’histoire des 𝐃𝐣𝐚𝐥𝐥𝐨𝐧𝐤𝐞́, 𝐁𝐚𝐠𝐚, 𝐍𝐚𝐥𝐨𝐮………

Il faut comprendre qu’il n’y a aucune différence entre Djallonké (𝐒𝐨𝐮𝐬𝐬𝐨𝐮 𝐝𝐮 𝐅𝐨𝐮𝐭𝐚 𝐃𝐣𝐚𝐥𝐥𝐨𝐧), Djallonké (𝐒𝐨𝐮𝐬𝐬𝐨𝐮 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐁𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐂𝐨̂𝐭𝐞) et Djallonké (𝐒𝐨𝐮𝐬𝐬𝐨𝐮 𝐝𝐞 𝐅𝐚𝐫𝐚𝐧𝐚𝐡, 𝐝𝐞 𝐒𝐢𝐠𝐮𝐢𝐫𝐢 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐊𝐚𝐧𝐤𝐚𝐧), c’est une même langue.. Juste le déplacement, on les appelle d’ailleurs « 𝐒𝐨𝐬𝐬œ 𝐟𝐨𝐫𝐢𝐲𝐞́ » ou 𝐃𝐣𝐚𝐥𝐥𝐨𝐧𝐬𝐨𝐬𝐨𝐤𝐚 (Djallonsosso)
À Faranah par exemple, si vous prenez toutes les ethnies séparément, les Djallonkés seront les plus nombreux… on les appelle là-bas les Djallonkadou.
Beaucoup ont essayé de nous diviser et catégoriser pour régner … mais c’est impossible, car Djallonké, Baga, Landouma, Nalou et + 10 autres sont tous de la famille Sosso (Djallonsosso), nous sommes tous des Sossœ (Soussou par déformation française) et nous parlions tous Djallonké avant la grande migration.. nous sommes tous de la Diaspora Djallonké.
𝐋𝐞𝐬 𝐁𝐚𝐠𝐚𝐬: c’est la langue de code, la langue secrète des Djallonkés. C’était la langue créée dans le Laga (Lieu d’initiation) .. c’est leur déplacement vers les côtes de la Guinée maritime qu’on a commencé de les appeler les BAKA (en Soussou) = Habitants de la mer et Baga par déformation française.
Exemple : Quand les Djallonkés quittaient au Fouta pour venir saluer leurs frères et sœurs Djallonkés qui se sont réfugiés au près de la mer, ils disaient : « won khaï bakayé khônyi », c’est à dire ( allons chez les habitants de la mer…)
•𝐋𝐞𝐬 𝐋𝐚𝐧𝐝𝐨𝐮𝐦𝐚𝐬: ils étaient des hommes de vérité, des détenteurs de la vérité, un peu comme de juges de nos jours. On les appelait les LONDILA (En Soussou), LONDI = Vérité (en Soussou) et LA (détenteur, celui qui détient, appartenance) .. c’est LONDILA qui est devenu LANDOUMA (Par déformation française).
Certaines sources des anglais disent que ce mot vient de l’anglais « LAND MAN » (qui n’est pas aussi à négliger, puisque les Sossœ ont été les premiers habitants à avoir cohabité avec les anglais et les portugais)… mais nous allons détailler cela dans les prochains articles…
•𝐋𝐞𝐬 𝐍𝐚𝐥𝐨𝐮𝐬 : en Soussou (Djallonké) NA = Ça et LOU = Arrête.
Ils étaient tous Djallonkés, mais entre frères et sœurs Djallonkés, il y’avait souvent des désaccords, des malentendus qui créaient souvent des disputes entre eux. Pour mettre fin à cela, les sages ont créé des interdits qui leur poussaient souvent à se disputer.. et pour cela, dès qu’un de leur commette un de ces interdits, que ça soit en communiquant ou en action, on lui disait « NALOU » ou « NALOUNA » c’est à dire « ARRÊTE ÇA » .. d’où le nom NALOU.
Certains sages sossœ employaient ce mot NALOBIRA (c’est à dire circoncision ou excision).. ils employaient ce mot pour désigner les communautés (classes) Sossœ qui étaient chargées des circoncision et excision. L’orthographe même était NALO avant de devenir NALOU.
Nous sommes unis et indivisibles, nous devons continuer ainsi.. won kha lan nè, car : « Taa khoungbé lan taré, dakha si nan won don ma.»
Ce programme (Cours) doit être instauré dans le système éducatif guinéen, car l’histoire de la Guinée a été complètement modifiée.